Les lucioles

Aurélie Besenval

Directrice artistique et chef de projets culturels

Après un parcours réunissant une formation en histoire de l’art, une activité dans le domaine de la muséographie et du décor, puis des fonctions de gestion de projets, je me suis doté d’une structure associative : « La Fourmi-e ». J’ai mis en place des projets d’intervention dans le domaine des arts visuels en liant ceux-ci à une véritable médiation.

Mon expérience de vie en ville et à la campagne m’a aussi conduit à travailler sur la complémentarité de ces territoires qui, par des axes différents, nous amènent à réfléchir sur la société contemporaine.

A travers les projets que je porte, j’invite artistes et publics à s’interroger sur ces problématiques, avec l’intention de construire des ponts, entre les territoires, entre les différentes approches du monde, entre les gens, entre les cultures, entre les arts…

Quelques projets

Jean-Marc Besenval

Vidéaste, réalisateur et scénographe

J’ai travaillé 10 ans pour des parcs d’attractions et des musées. Mon rôle était de scénariser des espaces de déambulation accueillant un public hétéroclite dans l’idée de faire passer avec légèreté des messages ou des concepts précis, sans perdre de vue l’axe essentielle du divertissement. 

Ceci m’a obligé à réfléchir à la notion d’espaces et de rythmes, ainsi qu’à la façon de vulgariser des informations techniques dans le but de les rendre plus digestes et ludiques.

Je  créé des formes audiovisuelles adaptées au théâtre ou au spectacle vivant, travaillant sur  toute forme en interaction directe avec le public.

J’ai également mené de nombreux ateliers audiovisuels avec des non professionnels au sein de Créations partagées, notamment autour de problématiques urbaines – réflexions sur les immeubles grande-hauteur et questionnements autour de l’urbanisme : qu’est-ce qu’une ville ? Qu’est-ce qu’un quartier ? Qui sont nos voisins ? 

J’aime m’appuyer sur la créativité brute des individus et orchestrer, modeler cette matière pour mettre en forme une oeuvre collective. C’est pour moi un engagement politique que d’ouvrir l’art à ceux qui n’y ont pas accès – pour diverses raisons – et le leur rendre accessible.

Quelques projets

Noémie Spiessert

Editrice de contenus numériques

Libraire pendant une dizaine d’années à la librairie du Moniteur (la librairie de référence dans le domaine de l’architecture et de l’urbanisme), je me réoriente ensuite vers le numérique. Éditrice de contenus numériques en freelance, j’harmonise la ligne éditoriale qu’il s’agisse d’un site, d’un blog, d’un livre numérique, d’une application, ou tout ça à la fois.

Arrivée à Nantes en 2014, j’ai rejoint le collectif Carré Cousu Collé qui se consacre au design éditorial. J’ai ensuite participé à la création d' un espace de co-working dans le quartier Joffre dédié aux métiers du livre : Sans Shérif. Depuis, mon engagement grandissant dans le secteur associatif et mon attrait pour les nouvelles technologies m'ont amené à travailler pour l’association Robots.

Depuis un moment ma réflexion s’oriente vers le collectif : comment co-construire un projet et le pérenniser, comment vivre mieux dans un univers urbain parfois hostile, comment préserver la nature et réellement vivre ensemble et non pas les uns à côté des autres.

 

Dans un texte datant de 1975 La disparition des lucioles, Pasolini a prophétisé leur extinction, les lucioles symbolisant chez lui tout ce/ceux qui brillent dans l’obscurité, ceux qui continuent discrètement à faire scintiller le monde par leur beauté, par leur art et par leur humanité, malgré les projecteurs du Pouvoir braqués sur la société, et qui l’écrase de leur lumière aveuglante. L’écrivain Georges Didi-Huberman écrit en 2009 La survivance des lucioles qui conteste cette vision des choses sans recours. «Les lucioles n’ont disparu qu’à la vue de ceux qui ne sont plus à la bonne place pour les voir émettre leurs signaux lumineux. » Une résistance est toujours possible.
Ainsi est né le collectif Lucciola, dont l’objet est d’œuvrer à l’exploration et à la diffusion d’un rapport sensible, critique, parfois ludique, et réflexif du monde qui nous entoure.
Ses fondateurs ont comme désir commun de continuer à faire briller la lueur de la créativité et que les lucioles, disséminées se réunissent et ré-investissent l’environnement humain.